George Saint-Bonnet Maître de joie

20.00

George Saint-Bonnet  Maître de joie
Auteur : Jacques Lusseyran
182 pages
20 €    CHF 27.-               978-2-940353-89-7

Préface de l’Editeur
Le texte de Jacques Lusseyran est un témoignage assez extraordinaire, mais il n’est pas une biographie de Georges Saint-Bonnet. Une telle biographie devrait décrire l’évolution de cette personnalité et aussi de ses pensées. Jacques Lusseyran ne pouvait pas faire un tel travail car il n’avait pas les documents nécessaires. Ce n’était d’ailleurs pas son intention. Ainsi certains en considérant des opinions discutables de Georges Saint-Bonnet avant la deuxième Guerre Mondiale considèrent incompréhensible le lien entre de ces deux personnalités. Mais ainsi on juge Saint-Bonnet sur des opinions qu’il a eues avant sa transformation intérieure, avant sa mutation spirituelle qui s’opéra en lui vers 1948.
Il me semble que l’on doit considérer le témoignage de Jacques Lusseyran comme quelqu’un qui a rencontré un guérisseur extraordinaire et une personnalité arrivée à sa pleine maturité spirituelle.
Celui qui voudra peut-être un jour écrire une biographie complète de Georges Saint-Bonnet, et décrire ainsi son évolution, devra posséder absolument le témoignage de Jacques Lusseyran car celui-ci montre un homme qui chemina beaucoup et qui fit certainement bien des erreurs, avant d’atteindre la maturité spirituelle qui fut la sienne à partir de 49 ans.
Et pour celui-ci qui s’intéresse à Jacques Lusseyran, il m’apparaitrait curieux qu’il veuille occulter un lien si profond entre ces deux personnalités. Certains préféreraient l’ignorer ou même le nier. Mais ainsi on passe à côté du vrai Lusseyran. Celui qui chemina et évolua avec et grâce à Georges Saint-Bonnet.
Pour ces deux raisons, nous pensons important de publier ce texte qui nous fait découvrir, assurément, un personnage hors du commun.
Maurice Le Guerrannic

Catégorie : GTIN: 9782940353897

Description

Récit assez exceptionnel et rare de Jacques Lusseyran sur sa rencontre, puis sa description de Georges Saint-Bonnet. Nous avons pensé qu’il était important de rééditer cet ouvrage, depuis longtemps introuvable, sur une personnalité hors du commun et qui a eu une influence décisive sur Jacques Lusseyran puisque c’est elle, notamment, qui lui donna l’impulsion à écrire son livre : « Et la Lumière fut ».
Jacques Lusseyran raconte : « Georges Saint-Bonnet n’était pas un homme extra­ordi­naire, une personnalité puissante. Ou plutôt, il était « cela » aussi évidemment, et même au point de rendre ces mots-là petits et gauches quand on les lui appliquait. Mais qu’il ne fût pas un homme comme les autres comptait bien peu. En fait, il était tout autre chose : un Initié. (…) »
Au secret de moi, j’avais reconnu Rudolf Steiner pour un Maître. Mais j’étais trop faible, ou bien trop exigeant (c’est à d’autres d’en décider) pour que cette présence indirecte me suffît. L’heure était à un Maître vivant.
Ce Maître serait-il Georges Saint-Bonnet ? Dès mes premières rencontres avec lui je ne cessai plus de me le demander. Oui, ce serait lui, s’il était un Maître, si ma première intuition était confirmée. Et cela je ne pouvais encore le prévoir. Et ce serait lui, si son enseignement ne contredisait pas celui de Rudolf Steiner.
D’où l’ébranlement, le choc difficile, quand cette nouvelle intime frappa mon esprit : Georges Saint-Bonnet est un Initié. (…)
Les quarante-cinq premières années de la vie de Georges Saint-Bonnet furent livrées à l’aventure du monde. Il est enga­gé volontaire à la fin de la première guerre mondiale. Blessé très grièvement, il perd en partie l’usage de l’un de ses poignets. Cet accident brise une carrière de musicien, de violoniste, qui promettait beaucoup. Jusqu’en 1947, Saint-Bonnet est un homme de grand talent, et surtout de talents multiples, mais ce n’est pas un « Maître ». C’est un homme d’affaires doué d’une ima­gination très vive, c’est un journaliste brillant, c’est un publiciste intarissable. Il a à son actif des satires politi­ques, des romans historiques et plus de cinquante romans policiers. Il crée, à cette occasion, un personnage : l’Inspec­teur Vasseur. Et celui-ci, pour être moins illustre que le Maigret de Georges Simenon, n’en est pas moins l’un des modèles du genre. Il y montre des dons littéraires peu communs : un art véri­table de la description et de la narration, plus encore un équilibre exceptionnel entre l’humour et le bon sens.
Tout cela donne à Georges Saint-Bonnet une connaissance de la vie qui n’a pas de lacunes. Pourtant l’Esprit n’a pas encore soufflé ou, s’il l’a fait, c’est en secret. Plus tard du reste, en ma présence, il n’a jamais signalé dans sa vie une seule réa­lisation spirituelle antérieure à 1947.
Aussitôt après la guerre on le voit se retirer de la vie publique. Par étapes du reste, sans heurts. Des « pou­voirs » sont apparus chez lui. Le pouvoir de guérison avant tout, mais celui aussi de lire dans la pensée des autres, celui de parler aux autres dans le silence et de se faire entendre d’eux, celui enfin d’entrer en communi­cation consciente avec les plans subtils de l’univers. Il est d’ailleurs à jamais impossible — il faut le dire ici — de dénombrer les pouvoirs qui avaient été accordés à Saint-Bonnet, car il les exerçait mais ne parlait pas d’eux.
C’est vers 1948, semble-t-il, qu’il atteint sa maturité spirituelle. En Saint-Bonnet le « vieil homme » s’était presque entièrement effacé. Nous ne le verrions plus qu’aux heures d’humanité, aux heures de loisir. Le « vieil homme » n’avait plus même d’histoi­re. »